Posts Tagged ‘Franglais’

Not what they seem

August 5, 2016

It’s that time of year when many of us are sitting under sun umbrellas doing crosswords and word games so here’s a little quiz.

But first the context.  We have always been amused by the fact that a particular type of large saucisson from Lyon is blandly – and officially  – called un jésus.

Saucisson-Jésus-de-Lyon

It reminds me that in my family a boiled suet pudding was irreverently known as Boiled Baby or, if accompanied by golden syrup, Putty and Varnish.

So we put together an imaginary menu for a “holy dinner”.

After a few slices of the aforementioned jésus with a glass of Dom Pérignon, the meal would start with Coquilles St Jacques.  The main course would be Filets de St Pierre, Sauce Cardinale.  To follow, a selection of cheeses, including St Nectaire, Pont l’Evèque and of course our local St Félicien, and for dessert, a choice between a Religieuse, Sacristan or Jésuite.

religieuse

 

To drink, a light St Amour Beaujolais could go well with the fish and a Châteauneuf du Pape with the cheese, then maybe a nip of Chartreuse or Bénédictine with coffee.

Now here’s another menu made up of of everyday French dishes and specialities.  Your task is to identify them.  Hint: they all have misleading or obscure names but one really is what it says on the tin!

Answers next time.

  • wet the bed salad
  • feet and parcels
  • cockerel testicles
  • headless birds
  • a man of god (with his head!)
  • a dessert which sounds like a train journey.

 

crossword in the garden

 

 

Photos:  http://www.chretiensaujourdhui.com

http://www.artisan-chocolatier.fr

Ciel, mon mari à l’Arbre à Feuilles!

August 3, 2014

Arbre a F 2 (800x600)
La venue de Jean Loup Chiflet à Lamastre le samedi 9 août pour une séance de dédicaces à la Librairie l’Arbre à Feuilles est pour nous l’occasion toute trouvée d’écrire un article en français.

English readers, please don’t give up! We have been fascinated by the number of hits we get from France and recently discovered that that quite a few of our readers check the blog to keep up their English (bonjour Brice, Jean-Pierre et les autres . . . .) They tell us that they are amused and intrigued to see what amuses and intrigues us about living here. So we thought it would be fun to turn the tables for once and do a post in French.

En 1985 mon amie Chantal me sollicite pour quelques contributions au livre qu’écrivait son mari. Nous avons passé un moment très divertissant à chercher phrases et expressions anglaises dont la traduction littérale en français donnait un résultat humoristique. Sky My Husband fut le premier grand succès littéraire de Jean-Loup Chiflet, auteur qui a par la suite publié une soixantaine de livres.

“C’est un artisan exquis, amoureux des pleins et des déliés, en couple avec la plaisanterie depuis quarante ans . . . . nul ne connaît mieux l’humour, le non-sens et la plaisanterie que Chiflet.”
Jean-Louis LE TOUZET dans LIBERATION.

Cet amour pour l’absurde, cette délectation de la différence, ce sens de l’observation amusé mais jamais stupidement critique me plaît toujours. Rester attentif aux multiples petites choses dont une culture se nourrit, bien au delà des idées reçues, contribue au plaisir de vivre dans un pays qui n’est pas le sien.

Un exemple. Récemment nous étions invités chez des voisins afin de rencontrer leurs amis venus en week-end (week-end dans le texte). Nous nous garons discrètement, mais un peu plus tard je suis consternée de remarquer que notre voiture se trouve juste en dessous de la piscine, gâchant ainsi la magnifique vue du paysage. Je m’en excuse, et une invitée me fait aussitôt remarquer que mon attitude est typiquement anglaise. Il n’y a pas lieu de vous en excuser me dit-elle, cela ne gêne nullement les français qui sont fiers de leur voiture et veulent la garder constamment sous les yeux. En effet, j’avais souvent noté, sans vraiment faire attention, que lorsque une famille s’arrête en route pour pique-niquer la voiture prend presque place à table, alors qu’une famille anglaise la cacherait derrière les dunes et trimballerait tout le bazar du pique nique (picnic dans le texte) pendant des kilomètres afin de pouvoir profiter du panorama ininterrompu de la mer.

Ce sont souvent ce genre de petites divergences de tous les jours, que l’on ne remarque pas dans sa culture d’origine, qui font la différence, des différences qui peuvent être très divertissantes à condition de ne pas les prendre trop au sérieux. D’ailleurs vous aurez remarqué que les anglais  se prennent rarement au sérieux . . . . allez savoir pourquoi!

Vous avez peut-être des connaissances d’origine anglaise.  Vous pouvez rester perplexe face à leur manière de faire du “popping in” , ce qui vaut de les voir débarquer à l’improviste chez vous à n’importe quelle heure ou presque. Que faut-il faire d’eux? C’est très simple. En telle circonstance – on pourrait même dire en toute circonstance – on leur propose un cup of tea. Mais attention, ils n’apprécient guère votre breuvage subtil, parfumé à la vanille ou à la réglisse et soigneusement concocté dans votre théière japonaise en fonte. Pire encore est de leur offrir une tisane de fruits exotiques, de feuilles séchées ou de plantes aromatiques bizarres à leur goût. Les anglais boivent à longueur de journée de quantités énormes de thé noir, très fort, avec du lait, dans des mugs, sans rituel, sans chichis et sans façons.

Arbre a F 10 (800x600)

Les anglais apprécient énormément la cuisine française, mais certains gestes qui vous viennent tout naturellement peuvent les étonner. Par exemple il faut leur apprendre que le fromage est servi avant le dessert et non pas après comme chez eux, que le fois gras ne se tartine pas et que les tartines beurrées conviennent uniquement au petit déjeuner. Et d’ailleurs qu’un croissant suffit à lui-même pour être délicieux: il n’a pas besoin d’être beurré et enduit de confiture . . . . non, mais!

Ce serait pour vous tout aussi compliqué à comprendre les usages outre-Manche. Au fait, pour le petit déjeuner on vous proposera toutes sortes d’horreurs, tels des saucisses rôties, du bacon frit avec des œufs au plat, du haddock fumé, du boudin noir et j’en passe. En détournant le regard de cette abondance indigeste vous demanderez, d’une voix faible, des toasts. Ne vous étonnez pas que l’on ne vous proposera point de confiture (réservée au tea time), mais plutôt le marmalade, fabriqué avec des oranges amers, qui lui ne fait son apparition que le matin. Les anglais dressent une belle table pour le dîner, sans nappe pour mieux apprécier le joli acajou dont elle est faite et, à chaque place, de petites assiettes avec un couteau et du beurre pour le pain. Les couverts se placent et s’utilisent de manière très différente d’ici en suivant des codes immuables et secrets . . . allez dîner chez la Reine et vous verrez!

Et puis il y a ce sacré problème de la langue! On peut aisément constater que nous autres anglais et français, comparés par exemple à nos voisins allemands, scandinaves ou suisses, sont tout aussi nuls les uns que les autres en ce qui concerne les langues étrangères. Pris entre la peur de se rendre ridicule, la timidité et un léger sentiment de culpabilité les anglais sont capables d’adorer la France, d’y passer toutes leurs vacances voire même d’y acheter une maison, tout en massacrant allègrement la langue de Molière.

Un couple que nous avons rencontré a carrément fait construire dans la région avec pour seul vocabulaire le mot “radiateur” qu’ils prononçaient avec force en toute circonstance. De même, mon cousin arrive à faire fondre tout le monde en lançant un “formidable” fervent et sincère dès qu’il est perdu dans une conversation dont il ne comprend plus rien.

Ceci dit, chers lecteurs, vous êtes priés de nous pardonner les fautes de français commises dans ce billet.

Now if you will excuse me I’m just off to put the kettle on,

ou, comme pourrait dire Jean Loup Chiflet, je m’en vais endosser la bouilloire!


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Franglais – le français étranglé or French for the unwary

September 16, 2013

Driving into  a village one day we saw a road sign depicting a cartoon-style, slightly crazy looking, shock headed young man with the words: vazy molo.  This got us thinking about the language pitfalls and totally incomprehensible references which await the English speaking visitor.

Who is this character Vazy Molo?  Is he perhaps related to Bison Futé?  And what is he trying to tell us?

Similarly, on the recycling bins to be found in rural areas, we once came across the usual papier/carton/plastiques/verre – so far so good – and then bricks.  Bricks??  We wondered whether recently arrived anglophones, engaged in renovating their French ruin, might be inspired to post unwanted bricks, one by one, into the container which is in fact designated for juice and milk cartons!

Before we decipher the identity of Vazy Molo, just a word about one of France’s best loved characters, Bison Futé or Cl640px-Logo_Bison_futéever Bison.

On 2nd August 1975 traffic came to a standstill on a total of 600km of the French road network and the N10 linking Paris and the Spanish border was gridlocked for a quarter of its total length.  Something had to be done and before the next August exodus the Ministry of Transport had put together a plan.  Maps were produced showing alternative routes (les itinéraires bis) and diversions round major towns, but how to persuade motorists to use them?

The legendary advertising writer Daniel Robert came up with the notion of Clever Bison, perhaps playing on the words Bis and Bison, who would give you the inside knowledge.  The challenge was to persuade the French, who love to be futé, that this was a clever alternative, whilst relying on the fact that there would be a sufficient proportion who would be encore plus futés and stay on the traditional routes!  It worked spectacularly, reducing congestion by 30% in the first year, and now Bison Futé is a trusted advisor who regularly tells us what to expect on the roads and what to do about it.

Now to bricks and so on.  The French, although famous for their apparent resentment of the inumerable English words which pollute their language,  actually appropriate foreign words and phrases enthusiastically and with appalling insouciance as regards their original meaning.  So they say un box  to indicate a private underground parking space, un slip for underpants, le badge for an electronic key fob, or le dressing to mean a walk-in wardrobe.  They are adamant that le cake only refers to the shape of the beast, it may contain dried fruit or ham and olives, but it must be in a loaf shape.  (That said, the English use of the expression en-suite is similarly incomprehensible to a French person).

Perhaps it is something to do with the AcadémieAcademie Française Française, which debates so ponderously and for so long in order to create acceptable new words to keep up with swiftly evolving global communication.  By the time they decided on mél for email, it was obvious that they were simply shutting the stable door after the proverbial horse, since the country at large was using the word mail (though not, of course email – we shall come to this shortly) and the Académie’s feeble suggestion of courriel simply never cut the mustard.

French people are impatient with words and phrases which they consider cumbersome, and will reduce them to more manageable proportions in defiance of all logic.  For example le or la british (note the small b), can equally well mean British Airways, the British Council or the British Embassy.  If you are invited for l’ apéro you know that this is a shortened form of apéritif, but this passion for shortening words and phrases can be applied to almost anything, such as écolo for ecological, macdo for Mc Donalds, la rando (randonnée meaning a hike).  So to return to our imponderable young motorist and what he means, molo probably comes from mollement, gently or cautiously and Vazy is simply a jazzy way of writing vas-y – so “go carefully!”

In fact the French love “jazzy ways” of writing words or snappy-sounding foreign expressions, sometimes used to alarming effect.  For instance the local mobile disco when we first arrived here rejoiced in the name of “Pinky Night”, and its current replacement is called “Slimer” . A short hike around Arlebosc, designed for families, with quizzes and information on panels contained in plastic tubes is called the Rando Tub’.  The apostrophe means nothing to the French so they scatter them about at random in an effort to look up to the minute, as in 1980’s craze for collecting lapel badges which were known, in the singular, as le pin’s.

There has always been a national obsession with English present participles used as nouns as in le dancing, le camping, le shampooing (pronounced “shompwang”) rather than dance hall, campsite, and shampoo,  or they invent fanciful notions such as le brushing, to mean a blow dry.  In fact, in a combination of linguistic cannibalism, you may well see a hairdresser advertising an all-in price for a coup’, shamp, brush!

Beef Wellington, Photo credit 2 en cuisineWhen I first lived in Paris I had a game with myself to see whether I could find a butcher who could spell roast beef correctly.  I encountered roost beef, rost bif, roast beaf and everything in between but most usually rosbif, so I eventually decided that this was the correct French word.  In fact the French most usually refer to the English as les rosbifs so perhaps they are entitled to their eccentric spelling in this case.  A favourite cartoon, which I can no longer find, depicts a puzzled French diner studying his plate and saying to the hovering waiter: Je vois le boeuf, mais où sont les Wellingtons?”  (I see the beef but where are the wellingtons?)

Of course menu translations can be an endless source of both amusement and puzzlement.  We recently saw jambon cru repeatedly rendered throughout a menu as crude jam, which offers no help to the uninitiated!  But how would you cope if you needed to select a drink from the following on offer: un pérroquet, un monaco, un panach’, un galopin, un caoua, which are respectively a parrot (pastis with mint syrup and water), beer with grenadine (pomegranate) syrup and lemonade, a shandy (written in full as un panaché), a very small wine glass of beer (also contracted to un galop or un galop panach’) and a café (caoua is pronounced “cahwah” and is associated with French North Africa –  but that is quite another story!!)

By the way they do not limit their creativity solely to English.  Le bistro apparently derives from the habit of Russian soldiers, who were occupying Paris in 1814 and forbidden to drink on duty, of entering a café calling out быстро” (quickly), which sounds a bit like bistro, so the word came to mean an establishement where you would be served snappily. Under German occupation, troops searching a property might point to a roof opening and ask “Was ist das?” presumably to determine whether anyone could have escaped through it.  The phrase was subsequently adopted as a single word: le vasistas, to mean a skylight.

More recently, with the arrival of Italian specialities in snack shops and delicatessens, we have been treated to un paninis (from the Italian singular panino, in the plural panini but with an s stuck on for good measure) and mozzarella di buffala rendered as mozz de buff.

So, pace the Académie, and in spite of my frequent roars of frustration, one should probably not take all this massacring of language too seriously.  It does indicate that French is a much more lively language than is often supposed and that there is a lot of fun and playfulness involved in daily speech.  See what you make of this!

franglais-33a39d1Courtesy of http://www.rigolus.com

photo credits:

publication des administrations publiques françaises

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