Posts Tagged ‘l’Arbre à Feuilles’

Ciel, mon mari à l’Arbre à Feuilles!

August 3, 2014

Arbre a F 2 (800x600)
La venue de Jean Loup Chiflet à Lamastre le samedi 9 août pour une séance de dédicaces à la Librairie l’Arbre à Feuilles est pour nous l’occasion toute trouvée d’écrire un article en français.

English readers, please don’t give up! We have been fascinated by the number of hits we get from France and recently discovered that that quite a few of our readers check the blog to keep up their English (bonjour Brice, Jean-Pierre et les autres . . . .) They tell us that they are amused and intrigued to see what amuses and intrigues us about living here. So we thought it would be fun to turn the tables for once and do a post in French.

En 1985 mon amie Chantal me sollicite pour quelques contributions au livre qu’écrivait son mari. Nous avons passé un moment très divertissant à chercher phrases et expressions anglaises dont la traduction littérale en français donnait un résultat humoristique. Sky My Husband fut le premier grand succès littéraire de Jean-Loup Chiflet, auteur qui a par la suite publié une soixantaine de livres.

“C’est un artisan exquis, amoureux des pleins et des déliés, en couple avec la plaisanterie depuis quarante ans . . . . nul ne connaît mieux l’humour, le non-sens et la plaisanterie que Chiflet.”
Jean-Louis LE TOUZET dans LIBERATION.

Cet amour pour l’absurde, cette délectation de la différence, ce sens de l’observation amusé mais jamais stupidement critique me plaît toujours. Rester attentif aux multiples petites choses dont une culture se nourrit, bien au delà des idées reçues, contribue au plaisir de vivre dans un pays qui n’est pas le sien.

Un exemple. Récemment nous étions invités chez des voisins afin de rencontrer leurs amis venus en week-end (week-end dans le texte). Nous nous garons discrètement, mais un peu plus tard je suis consternée de remarquer que notre voiture se trouve juste en dessous de la piscine, gâchant ainsi la magnifique vue du paysage. Je m’en excuse, et une invitée me fait aussitôt remarquer que mon attitude est typiquement anglaise. Il n’y a pas lieu de vous en excuser me dit-elle, cela ne gêne nullement les français qui sont fiers de leur voiture et veulent la garder constamment sous les yeux. En effet, j’avais souvent noté, sans vraiment faire attention, que lorsque une famille s’arrête en route pour pique-niquer la voiture prend presque place à table, alors qu’une famille anglaise la cacherait derrière les dunes et trimballerait tout le bazar du pique nique (picnic dans le texte) pendant des kilomètres afin de pouvoir profiter du panorama ininterrompu de la mer.

Ce sont souvent ce genre de petites divergences de tous les jours, que l’on ne remarque pas dans sa culture d’origine, qui font la différence, des différences qui peuvent être très divertissantes à condition de ne pas les prendre trop au sérieux. D’ailleurs vous aurez remarqué que les anglais  se prennent rarement au sérieux . . . . allez savoir pourquoi!

Vous avez peut-être des connaissances d’origine anglaise.  Vous pouvez rester perplexe face à leur manière de faire du “popping in” , ce qui vaut de les voir débarquer à l’improviste chez vous à n’importe quelle heure ou presque. Que faut-il faire d’eux? C’est très simple. En telle circonstance – on pourrait même dire en toute circonstance – on leur propose un cup of tea. Mais attention, ils n’apprécient guère votre breuvage subtil, parfumé à la vanille ou à la réglisse et soigneusement concocté dans votre théière japonaise en fonte. Pire encore est de leur offrir une tisane de fruits exotiques, de feuilles séchées ou de plantes aromatiques bizarres à leur goût. Les anglais boivent à longueur de journée de quantités énormes de thé noir, très fort, avec du lait, dans des mugs, sans rituel, sans chichis et sans façons.

Arbre a F 10 (800x600)

Les anglais apprécient énormément la cuisine française, mais certains gestes qui vous viennent tout naturellement peuvent les étonner. Par exemple il faut leur apprendre que le fromage est servi avant le dessert et non pas après comme chez eux, que le fois gras ne se tartine pas et que les tartines beurrées conviennent uniquement au petit déjeuner. Et d’ailleurs qu’un croissant suffit à lui-même pour être délicieux: il n’a pas besoin d’être beurré et enduit de confiture . . . . non, mais!

Ce serait pour vous tout aussi compliqué à comprendre les usages outre-Manche. Au fait, pour le petit déjeuner on vous proposera toutes sortes d’horreurs, tels des saucisses rôties, du bacon frit avec des œufs au plat, du haddock fumé, du boudin noir et j’en passe. En détournant le regard de cette abondance indigeste vous demanderez, d’une voix faible, des toasts. Ne vous étonnez pas que l’on ne vous proposera point de confiture (réservée au tea time), mais plutôt le marmalade, fabriqué avec des oranges amers, qui lui ne fait son apparition que le matin. Les anglais dressent une belle table pour le dîner, sans nappe pour mieux apprécier le joli acajou dont elle est faite et, à chaque place, de petites assiettes avec un couteau et du beurre pour le pain. Les couverts se placent et s’utilisent de manière très différente d’ici en suivant des codes immuables et secrets . . . allez dîner chez la Reine et vous verrez!

Et puis il y a ce sacré problème de la langue! On peut aisément constater que nous autres anglais et français, comparés par exemple à nos voisins allemands, scandinaves ou suisses, sont tout aussi nuls les uns que les autres en ce qui concerne les langues étrangères. Pris entre la peur de se rendre ridicule, la timidité et un léger sentiment de culpabilité les anglais sont capables d’adorer la France, d’y passer toutes leurs vacances voire même d’y acheter une maison, tout en massacrant allègrement la langue de Molière.

Un couple que nous avons rencontré a carrément fait construire dans la région avec pour seul vocabulaire le mot “radiateur” qu’ils prononçaient avec force en toute circonstance. De même, mon cousin arrive à faire fondre tout le monde en lançant un “formidable” fervent et sincère dès qu’il est perdu dans une conversation dont il ne comprend plus rien.

Ceci dit, chers lecteurs, vous êtes priés de nous pardonner les fautes de français commises dans ce billet.

Now if you will excuse me I’m just off to put the kettle on,

ou, comme pourrait dire Jean Loup Chiflet, je m’en vais endosser la bouilloire!


Arbre a F 6 (800x597)

Welcome to the Free Zone Launch Party

August 12, 2013

IMG_3931 (800x600) - Copy

On Saturday morning we organised an event at the Arbre à Feuilles bookshop in Lamastre to celebrate the publication of Welcome to the Free Zone.  Claire Meljac, the authors’ daughter valiantly signed copies all morning, and chatted with the many people who stopped by our little presentation area.

Myriam’s bookshop is a focal point in Lamastre, stocking a very extensive range of titles which cover all subjects, from literature and philosophy to local history and nature titles, along with a delightful stock of children’s books and a wide selection of quirky and colourful bits and pieces which reflect her lively taste.  Right at the back of the shop, once you’ve negotiated the kids sitting on the floor, utterly absorbed in a book they have picked out, you find yourself in an Aladin’s cave of brocante items, another of Myriam’s passions.  This is truly the kind of vibrant, buzzy independent bookshop which it is a joy to discover.

IMG_3901 (800x600) - Copy

Satuday is the local farmers’ market day and on this beautiful sunny morning there was a steady stream of people passing.  We had  mostly expected interest from English speaking holiday makers and residents but we were very pleasantly surprised by the number of local French people who had heard about the event and came along to meet Claire and talk to us.  It is a pity that the French edition of St Boniface et ses Juifs is currently out of print, but their interest was such that several French speakers actually bought a copy of Bill’s translation.

Most touching for us were the number of locals who spoke of their own experiences in the area during the war years.  Some people had direct memories of Ladislas and Natalie Gara during the time they were in hiding here and others shared moving memories with us, sometimes for the first time, of living through the disruption, confusion and danger of that period as half comprehending children.


%d bloggers like this: